10 novembre 2006

Death Note en Anime

Un pouvoir absolu ...


Dans un monde parallèle au notre vivent les Shinigami, ces "Dieux de la mort", capable de faire périr n'importe quel humain juste en inscrivant son nom sur leur "Death Note", sorte de cahier au pouvoir mortel. Mais voilà que Ryuuku, un Shinigami lassé de son quotidien monotone perd intentionnellement son "Death Note" sur Terre, lequel est récupéré par Raito Yagami, étudiant modèle qui ne tarde pas à découvrir son pouvoir, et à faire connaissance avec Ryuuku, qu'il est le seul à voir. Ryuuku trouve en Raito l'humain parfait pour se divertir, et doit rester avec lui jusqu'à sa mort, ou jusqu'à la fin des pages du Death Note.

... qui dérape!

Tout commence à déraper quand Raito, réalisant l'immense pouvoir du Death Note, se prend à vouloir jouer au justicier, éliminant systématiquement les criminels du monde entier. Cela alerte rapidement les autorités du monde entier, et notamment le célèbre "L", enquêteur mystérieux dont personne n'a vu le visage (tin tin tin), qui décide d'aider les polices du monde entier, mais surtout du Japon, bien sûr... L'animé offre un thriller haletant où L et Raito se renvoient la balle, à coup de pièges, de fausses pistes, et de manipulation. C'est vraiment très prenant!

Sombre, glauque et oppressant

L'ambiance de Death Note se veut volontairement malsaine. La mort est omniprésente, et la question du droit à la vie et à la mort (dans un pays où la peine de mort existe toujours) est un thème central. Dans cette atmosphère sombre, la qualité graphique est bien présente, mais s'efface pour laisser surtout la part belle à l'intrigue, qui vous laissera scotché(e)!

A noter que la version manga arrive en France chez Kana le 19 janvier. Une bonne occasion de le découvrir, si vous n'avez pas accès à l'animé. Vous ne serez pas déçus!

PS : retrouver une version allégée de cet article dans le numéro 6 d'Azi'Up à paraître en décembre!

19 octobre 2006

Dragon Zakura

Voici donc mon deuxième drama phare du moment, après Ace Wo Nerae. Dragon Zakura est clairement mon préféré. Tout d'abord le genre : c'est un school-drama, autrement dit un drama dont l'action se déroule principalement dans une école japonaise. Après GTO et Nobuta, je me suis rendu compte que c'était un genre qui donnait souvent de bons crus...

Ensuite, l'histoire en elle-même : un avocat un peu looser, ancien bosozoku (sorte de loubard à moto), décide de venir en aide à une école sur le point de fermer, faute de bons résultats. En effet, cet école est carrément surnommée "l'école des crétins", et la moyenne générale rase la moquette.
Notre super avocat sauveur, cherchant à devenir célèbre pour se sortir de ses galères professionnelles, décide donc qu'il fera entrer au moins 5 des élèves de cette école à la prestigieuse université de Tokyo (Todai, pour les intimes), dont l'examen d'entrée est réputé être une torture. D'ailleurs, plusieurs mangas/animés (ex: Love Hina, GTO, Golden Boy) y font référence.

Voilà donc l'histoire de base. Pour le casting, c'est le grand jeu avec un de mes acteurs préférés : Hiroshi Abe, surtout célèbre pour son rôle dans le super drama "Trick" (dont je vous parlerai peut-être un jour). Il campe ici le rôle principal de l'avocat sévère et déterminé. On trouve aussi la ravissante Kyoko Hasegawa (que je ne connaissais pas) en prof naive et dévouée, le très fashion Yamapi (qui joue dans Nobuta), Saeko (très connu pour ses émissions tv) ...

Tout le monde joue dans l'ensemble remarquablement bien, malgré quelques moments surjoués (mais on a l'habitude), et l'histoire est vraiment prenante. Tout d'abord on apprend beaucoup de choses sur Todai, sur les examens au Japon, et d'un point de vue encore plus sociologique, sur l'importance du diplôme dans la hiérarchie sociale au Japon.

Ensuite, on apprend des choses! Bon, vous allez pas doubler votre Q.I. hein, mais des petites choses sur les maths, la physique, etc. Pleins d'astuces pour les examens (pas toutes valables en France), pour la concentration, etc. Si vous passez le bac cette année, ca peut peut-être vous aider!

Enfin la réalisation est impeccable, le stress est vraiment palpable et l'on se prend réellement à souhaiter la réussite de nos petits "poulains"! Et le meilleur, c'est certainement que le déroulement de l'intrigue est loin d'être convenu. Notamment la fin, qui réserve un dénouement assez inattendu, mais très réaliste.

En résumé, ce drama est un incontournable. Vous apprendrez des choses, vous serez scotchés, et vous en demanderez encore lorsque la fin viendra cruellement s'afficher sur votre écran. Snif!

16 octobre 2006

Ace Wo Nerae

Ca faisait longtemps que je n'avais pas posté d'article, et encore plus longtemps que je n'avais pas pondu un article sur un bon drama qui poutre... Et pourtant, y'a du bon! Mon trio de tête : Ace Wo Nerae, Dragon Zakura, et Sapuri. Je vais essayer de vous parler des trois, pour vous faire partager tout ça.


Commençons donc par "Ace Wo Nerae", ou en mauvaise traduction littérale : "Visons l'Ace", mais beaucoup plus connu en France sous le nom de "Jeu, set et match". Et oui, il s'agit bien d'une adaptation en drama du fameux animé de tennis de 1973 (ouah!) diffusé en 1988 sur notre chère TF1.

Un peu en retard, l'adaptation en drama débarque en 2004 sur les écrans nippons. J'avoue que je ne me souvient pas de l'histoire de "Jeu, set et match", donc j'aurais du mal à dire si l'adaptation est fidèle. Voici en gros l'histoire du drama : Hiromi Oka est une joueuse de tennis comme les autres dans le club de son école, où joue également Reika Ryuuzaki, la star de l'école. Hiromi commence toutefois à s'ennuyer ferme dans le club, où elle ne fait que répéter toujours les mêmes entraînements.

Un jour pourtant, un nouveau coach est affecté au club : le coach Munakata, ancien joueur international dont une grave blessure a brisé la carrière. Son entraînement se montre impitoyablement dûr. Pourtant, contre toute attente, il décide de sélectionner Hiromi comme membre de l'équipe de titulaires (pour les tournois de l'école), ce qui ne manque pas de provoquer la haine des autres joueuses, qui ont toujours été jugées meilleures qu'elle. Ajoutez à cela deux garçons beaux gosses dans le même club, et vous avez à peu près toute l'intrigue.

Bon, tout cela semble quand même super convenu, et ça l'est! Le coach est un stéréotype digne du célèbre entraineur Daimon de Jeanne et serge, méchant et sans coeur (mais en fait gentil bien sûr), mettant en avant la valeur du travail acharné par dessus le talent même (typiquement japonais), et sachant au premier coup d'oeil dire qui est bon et qui est mauvais... Du grand art.

L'héroïne est un modèle de "mou du genou" qui a du mal à faire quoi que ce soit d'elle même, qui tombe tous les deux échanges sur le sol, et qui en plus est nulle en amour. Reika (la star de l'équipe) est bien sûr une jeune fille riche et talentueuse en tout, belle et mature, mais qui finira quand même par s'incliner devant notre héroïne molle comme une chique.

Jusque là, vous vous demandez peut-être pourquoi, alors que ce drama semble quand même bien naze, je vous le recommande ? Et bien, un peu comme pour Hana Yori Dango, malgré ces défauts, ce drama se regarde facilement, et on prend du plaisir à suivre l'intrigue.

Et puis comme d'habitude, l'actrice principale, Ueto Aya, joue plutôt bien. Mais le gros morceau, c'est quand même le coach, j'ai bien rigolé avec lui et son personnage de méchant-qui-est-gentil-au-fond-de-lui-mais-ne-le-montre-pas... Le reste du casting est assez mauvais, surtout les autres filles de l'équipe, qui prennent l'héroïne en grippe puis finalement elles se mettent toutes à l'aimer... hmm ... Enfin, les effets speciaux avec les balles rajoutées en jaune fluo valent le détour. Et la musique est bien, le générique m'est resté dans la tête deux semaines après. Bordel, regardez-le quoi, c'est cool.

28 août 2006

Ah bon ? C'est l'été ?

Et oui même si on dirait pas, c'est quand même l'été en ce moment. Et comme je n'ai pas particulièrement de sujet pour un article, mais que j'ai des tonnes de liens débiles à écouler, j'en profite pour vous en faire profiter... Je sais, je suis trop bon...

Dans la catégorie : truc sympas à regarder

Pour les fans de Flash, voici une petite animation rigolote, pour vous détendre un peu. Ensuite, je vous balance deux pubs Coca-Cola bien trippantes, mais malheureusement pas diffusées en France (si ? j'en sais rien en fait, je regarde pas la télé). La seconde est bien trippante, car basée sur GTA. Les amateurs apprécieront! Enfin, une petite vidéo d'un mec qui passe son temps à faire le tour du monde, l'enfoiré...

Dans la catégorie : truc pour se marrer

Alors là j'ai du lourd... Une vidéo hallucinante de montages, avec Georges Bush, un petit flashback avec la vidéo culte de Sébastien Jarry, et enfin une bonne vidéo de "Qui veut gagner des millions", collector. J'arrive en bas de la photo, c'est donc tout pour aujourd'hui! Consolez-vous du manque de soleil :)

22 août 2006

Suzumiya Haruhi no Yuuutsu

La mélancolie d'Haruhi Suzumiya (titre francais non-officiel), il était plus que temps que j'en parle... Le scénario de cette série, que vous ne découvrirez en fait qu'à partir de l'épisode 2 (voir plus bas), semble de prime abord assez convenu : dans un lycée, Haruhi est une fille assez originale, qui n'est intéressée que par les histoires d'aliens, de magie, de phénomènes paranormaux, etc. Autrement dit, tout les "humains normaux" l'indiffèrent.


D'un autre côté, Kyon est un lycéen très banal, et très terre à terre. Intrigué par Haruhi, il va être entrainé malgré lui dans le groupe qu'elle va former, la "SOS brigade". En plus de ces deux là, d'autres personnages assez stéréotypés (au premier abord), viendront se greffer au groupe : l'intello qui ne décroche pas un mot, la fille canon (aux gros seins évidemment) un peu facile et kawai un max, le mec beau gosse mystérieux...

Plus on avance dans la série, et plus on se rend compte que c'est du grand n'importe quoi. Le premier épisode est un bon exemple, car complètement déjanté. Durant tout l'épisode, on regarde un film réalisé par Haruhi et son équipe, mettant en scène une pathétique histoire de héros aux super pouvoirs, affrontant une magicienne maléfique.

Le jeu est affreux, la mise en scène désastreuse, et le montage horrible. On rigole du début à la fin, mais l'histoire commence vraiment à l'épisode 2. Il ne faut donc pas s'y arrêter, même si je doute qu'on puisse être découragé(e) avec un premier épisode aussi drôle!

L'ordre même des épisodes est complètement chaotique. Pour résumer, les épisodes sont tout simplement ... dans le désordre. On peut passer de l'épisode 7 à l'épisode 3, puis ensuite revenir à l'épisode 9... Pour s'y retrouver, Haruhi annonce à la fin de chaque épisode lequel sera diffusé ensuite. Il reste au spectateur à reconstituer le puzzle! Allez, je suis sympa, voila le tableau récapitulatif (piqué sur Wikipedia - très bon article d'ailleurs) :









































































































Ordre de diffusionOrdre chronologiqueTitre en françaisTitre en japonaisDate de diffusion
111Épisode 00 - Les aventures d'Asahina Mikuru朝比奈ミクルの冒険Episode002 avril 2006
21La mélancolie de Suzumiya Haruhi I涼宮ハルヒの憂鬱I9 avril 2006
32La mélancolie de Suzumiya Haruhi II涼宮ハルヒの憂鬱II16 avril 2006
47L'ennui de Suzumiya Haruhi涼宮ハルヒの退屈23 avril 2006
53La mélancolie de Suzumiya Haruhi III涼宮ハルヒの憂鬱III30 avril 2006
69Syndrome d'île solitaire (1re partie)孤島症候群(前編)7 mai 2006
78Mysteric signミステリックサイン14 mai 2006
810Syndrome d'île solitaire (2e partie)孤島症候群(後編)21 mai 2006
914Someday in the Rainサムデイ イン ザ レイン28 mai 2006
104La mélancolie de Suzumiya Haruhi IV涼宮ハルヒの憂鬱IV4 juin 2006
1113Le jour du Sagittaire射手座の日11 juin 2006
1212Live, Aliveライブアライブ18 juin 2006
135La mélancolie de Suzumiya Haruhi V涼宮ハルヒの憂鬱V25 juin 2006
146La mélancolie de Suzumiya Haruhi VI涼宮ハルヒの憂鬱VI2 juillet 2006

Cela pourrait paraitre un peu confus, mais au final, s'y retrouve, on s'amuse à faire le lien, et la fin (épisode 6!) est vraiment inattendue, et étonnamment... émouvante!

La qualité de l'animation est plutôt impressionnante, avec des personnages vraiment vivants, bien dessinés et animés. Il suffit par ailleurs de regarder l'épisode 12, ou a lieu un concert dont les musiciennes (!) sont entièrement animés! C'est bluffant et vraiment très bien fait (vidéo ici!). Les doigts courent sur les cordes, les baguettes frappent en rythme, et le chant est synchro! Les amateurs apprécieront ce niveau de détail.

Au niveau de l'humour, on rigole beaucoup des extravagances de Haruhi et de sa troupe. Les scènes entre Haruhi et Mikuru sont hilarantes (et aussi un peu fan service mais bon...) Mais la série réserve aussi des moments émouvants, notamment à la fin.

Suzumiya Haruhi no Yuuutsu est un véritable succès au japon, et a donné lieu à tout un phénomène "culte" autour de la série, et notamment le premier épisode, donc les remakes fleurissent sur internet. les génériques d'ouverture et surtout de fermeture, avec sa chorégraphie complètement loufoque, sont devenus vraiment populaires, et les otakus japonais n'hésitent carrément pas à organiser des chorégraphies en pleine rue (déguisés en Gundam, c'est encore mieux...) au milieu de Tokyo.

On peut également voir d'excellents cosplays...

Tout comme le premier épisode, le générique de fin a de nombreuses parodies et remakes, et le single de ce dernier s'est classé numéro 2 des ventes le 12 mai 2006 au Japon!

02 août 2006

Mylène Farmer - Peut Etre Toi




Même mylène s'y met! Son nouveau clip est carrément entièrement animé "style manga" (beurk j'ai horreur de dire ça). J'avoue que c'est pas mal du tout, et la musique colle bien. Vas-y Mylène!

24 juillet 2006

Les japonais ne sont pas comme nous!

Et oui, vous le saviez déjà, mais les japonais sont vraiment différents de nous, bouzeux de français... On aime ou on aime pas, mais on ne peut rester indifférent. Mais loin de la banalité des "Anime/Mangas", je veux vous parler des choses moins connues, et tout aussi singulières.

Ce premier billet de la série parlera de la télévision. Au japon, comme en France d'une certaine manière, c'est une institution. Mais les japonais ont vraiment de l'imagination pour tout ce qui concerne les programmes complètements débiles. C'est simple, dès que vous tombez sur une vidéo d'émission débile, ou une personne se fait recouvrir de poulpes ou autres bestioles, ou est propulsé par des bouteilles sous pression, etc. Il y a 95% de chances que cette émission soit japonaise... Là-bas, on n'hésite pas à bafouer le politiquement correct et l'omniprésent puritanisme occidental. Ils sont particulièrement forts pours les caméras cachées (surprise sur prise c'est de la rigolade!)

19 juillet 2006

Zizou for ever

La coupe du monde terminée et perdue, la France aurait du se calmer, et faire profil bas face aux inévitables railleries italiennes... C'est le privilège du vainqueur en quelques sorte. Le fait est que notre héros national, notre footballeur de génie, j'ai nommé Zinédine Zidane, ne pouvait terminer sa carrière sans un coup d'éclat. Et quel coup! En pleine poitrine... Joli coup de tête, vraiment!

Cela aurait pu rester comme "la pire fin de carrière de tous les temps", mais au lieu de cela, la France s'est unie derrière son leader, fière de ce geste tellement français finalement. Et le buzz s'y est mis, la vidéo a fait le tour du net, a été trafiqué des douzaines de fois, arrivant parfois à des versions complètement loufoques!

En tous les cas, on ne pouvait éviter Zidane et son coup de boule ces derniers temps, faisant carrément la une du 20 heures, et l'objet d'une chanson (franchement drôle d'ailleurs). Un vrai exemple à suivre!

Au final, Zizou aura réussie sa sortie, car si personne ne se souviendra d'une finale pathétique terminée aux penalties, tout le monde se rappelera de ce magnifique geste!

12 juillet 2006

Japan Expo 2006

Après mon passage un peu raté à Epita 2006, je me devais de faire mieux pour la Japan Expo.


Japan Expo 2006, tout le monde l'attendait plus ou moins au tournant. Pas d'édition l'année dernière, et celle d'avant avait laissé surtout l'impression d'une grosse usine surpeuplée, et plutôt commerciale. Bref, on avait tous peur que Japan Expo ne finisse comme un certain Cartoonist Paris, c'est à dire à la poubelle.

Cette année, cela se déroulait au parc des expositions de Villepinte, ce qui est quand même bien plus loin et chiant à atteindre que le CNIT, mais offre l'avantage d'une surface facilement deux fois supérieure.

Comme à chaque édition, j'étais membre de l'organisation au titre de membre de l'association Tengumi, qui organisait pas mal d'activités sur places pour les visiteurs : jeux, concours, dessins, pochoirs, etc.

J'étais présent les trois jours, mais je vais faire une synthèse concise : c'était une très bonne convention, et pas seulement en tant qu'orga, puisque j'y suis allé en visiteur le dimanche. Concernant les files d'attente, je ne sais pas (vous y étiez?) parce que je n'ai jamais fait la queue (vive le piston). Mais d'après les visiteurs intérrogés, c'était tout à fait correct, voire même plus rapide qu'à Epita.

15 000 visiteurs environ le vendredi, 20000 le samedi, je ne sais pas pour le dimanche, mais certainement encore plus, et je n'ai vu aucun visiteur se plaindre du temps d'attente. Il faut dire qu'une équipe particulièrement efficace avait été mise en place, bravo à eux pour leur travail.

Pour ce qui est de l'espace, quel plaisir! Loin de l'étouffante version 2004, on pouvait enfin circuler dans les allées sans risquer l'écrasement. Même le dimanche, ça restait tout à fait correct, même si bien encombrés près des lieux chauds. En effet près de la moitié du "hangar" était vide, mais cela avait plusieurs avantages : premièrement, plein d'espaces pour se reposer, lire, faire des photos avec les cosplayeurs (ils étaient content! Enfin de l'espace pour eux!), ou simplement respirer un peu. Souvent, ça manque! En 2004, il était quasiment impossible de s'asseoir quelque part! Ensuite, le jardin au milieu du salon, avec du vrai gazon, c'était vraiment agréable pour manger le midi...

Pour ce qui est du bruit, le fait de placer l'amphi au fond du hangar empêchait justement qu'il n'y ait trop d'interférences, et permettait aux gens de voir le spectacle de vraiment très loin. On peut applaudir l'effort! De plus, les endroits les plus bruyants (karaoke, jeux vidéos, amphis) étaient suffisament espacés pour ne pas trop entrer en conflits.

Concernant les stands, cette année marque vraiment une évolution. La plupart des stands étaient vraiment travaillés, avec des espaces décorés, de la moquette partout, des expositions, une vraie équipe de vendeurs, des dispositifs pour carte bleue, et surtout des designs vraiment réussis avec des structures qui culminaient parfois à plus de trois mètres de haut. Je n'ai pas remarqués de HK, mais j'avoue n'avoir pas vraiment regardé en détail... il est fort probable qu'il y en avait une quantité non-négligeable. Et il est dommage que Japan Expo n'ait toujours pas de position officielle sur ce point, d'autant plus qu'elle dispose maintenant d'un poids assez énorme sur le marché.

Coté jeux vidéos, vraiment beaucoup de choses à voir avec un stand DS énorme (distribuant des t-shirts Zelda!), un stand SEGA rempli d'exclus, pleins de concours et de lots à gagner, et pleins de bornes vraiment fendardes et variées (Jeux de tirs, de moto, de foot, de mechas, de tennis...) en Free Play! Et bien sûr deux bornes DDR... A noter des exclus comme Okami, le nouveau sonic, chrome hounds... Et les queues n'étaient énormes, même moi qui déteste faire la queue ai pu jouer plusieurs fois...

Enfin concernant les activités, il y avait vraiment de quoi s'occuper. C'est simple, on pouvait passer trois jours sans même faire un seul achat, juste en jouant et participants aux activités. Et avec tous les concours, impossible de repartir les mains vides!

En vrac : Tanabata (écriture des voeux), Matsuri : sorte de festival qui se déroule habituellement en plein air et proposant des activités un peu "fête foraine" avec un chamboule-tout, des jeux d'adresses, pêche de poissons (payant), etc. ,Pochoirs : où l'on vous fait gratuitement une personnalisation de votre t-shirt, dessins, go et shogi, démonstrations et initiations aux arts martiaux, taichi, initiations au dessin du manga sur papier et via palette graphique, démonstrations et initiations au catch japonais, défilé de mode, cours de japonais, conférences : doublage, oban star racer, japon, ikebana (art floral),etc. , montages de maquettes, jeux : quiz, jeux tsubasa et tengumi, cosplay groupe et individuels, le génial sushi quiz, beaucoup de dédicaces en tous genre, tournage de Game One et la NHK (!!), des dizaines de projections dont plusieurs exclusivités, etc... (j'ai déja été trop long!)

Maintenant, passons aux points noirs : Trop bruyant. Le fait que l'espace soit à moitié vide a parfois donné une impression assourdissante, surtout en passant près des jeux vidéos, pendant qu'un karaoké raisonne dans la salle d'activités, et que la scène de l'amphi fait aussi du bruit.

Trop grand. Il fallait en faire des kilomètres à pied! Bon ok je suis qu'un râleur...

Des invités pourris : moi j'en connaissais aucun, honnêtement. Donc aucune envie d'aller chercher une dédicace... Mais bon vu les queues, j'imagine que certains ont apprécié.

C'est tout... Non vraiment, Japan Expo 2006 a été un grand succès. On a retrouvé tout ce qu'on aime : plein d'activités, plein de gens, pleins de mangas, d'animés, de cosplays... Trois jours de folie, et vraiment beaucoup d'efforts de la part des organisateurs et des associations présentes!

Autres :
Article de Ouest France
Article du Monde
Mes photos

28 juin 2006

Les médias et nous (??)

C'est bien connu, les médias ont parfois une tendance à déformer la réalité. Pas forcément volontairement, mais plutôt en parlant de choses qu'ils ne connaissent pas. Les otakus sont tous des asociaux, les joueurs de jeux vidéos sont des serial-killers ou des paumés en puissance, les cosplayeurs sont des travestis/gays refoulés, etc.


Ici on est malheureusement dans le cas où les médias n'ont même pas besoin de déformer la réalité, car elle est déjà déplorable d'elle-même : "Deux jeunes fugueuses partis pour le Japon, pays des mangas qu'elles adorent, retrouvés grâce aux SMS envoyés à leurs amis" (Lien).

Belle performance de l'équipe de police qui a su "dialoguer par SMS" avec les deux jeunes écervellées en vadrouille...

Source : Editotaku

19 juin 2006

Se rafraichir en été ? Coca et Mentos!

Mais pas comme vous croyez !

Une expérience à la con comme je l'aime. Fervent adepte du gobage de Flanby, de l'explosion d'Imac à coup de fusil, et de toutes autres conneries débiles et sans aucun but ni intérêt, je ne peux qu'exploser de joie à la vue de cette superbe vidéo, représentant une trouvaille scientifique majeure : Diet Coke + Mentos = Geyser....




J'adore :)

Source : http://www.eepybird.com/
Sur Youtube : http://www.youtube.com/share?v=eTSUCV7M1yc&embed=1

30 mai 2006

Epitanime 2006

Comme chaque année, la valse des convention sur le Japon/le Manga/les animés/les jeux vidéos/etc. montrent le bout de leur nez. L'Epitanime 2006 s'est déroulée ce weekend, et la Japan Expo s'annonce pour le mois de Juillet.

Autant d'habitude je reste assez longtemps à l'Epita, autant cette année... je suis resté à peine trois ou quatres heures. Je sais pas pourquoi... Peut-être je me fais vieux, mais je pense que c'est surtout l'absence de programme qui m'a découragé (je suis venu le samedi)...

Je ne savais pas où se déroulait les événements, et ça m'a beaucoup agacé (oui je me perds tout le temps alors). Du coup j'ai raté le cosplay, j'ai raté les concours, j'ai raté la moitié des activités, j'ai raté la moitié des salles (pas de plans fourni a l'entrée et mon super sens de l'orientation), bref j'ai raté la convention...

J'ai quand même fait quelques courses en mangasses et animes, histoire de pas être venu pour rien. Deux trois coucous à de vieilles connaissances, et j'ai plié bagage. C'est que j'ai FFX-2 à terminer moi (oui je sais je suis à la bourre...). De toutes façons, pleins d'autres personnes très douées sauront vous raconter prochainement tous les détails de la convention.

Rendez-vous à la Japan Expo, pour laquelle je serais volontaire et vous ferais un reportage probablement un peu moins pathétique.

15 mai 2006

E3 2006 en résumé...

Ca fait plusieurs jours maintenant que je suis de manière assidue l'E3, les vidéos qui pleuvent de partout, les petites piques envoyées à droite à gauche, les déclarations marketing à deux balles, les demoiselles courtement vêtues pour attirer les bouzeux, etc.

Maintenant que tout ce bordel s'est calmé, et que le salon est terminé, voyons voir ce qu'il faut retenir de l'édition 2006.

Concernant Sony : Sony a sorti sa PS3, avec des belles images, mais rien d'intéressant ou d'innovant. Des jeux qu'on attend, mais rien qui nous fasse mourir d'envie. Bien entendu, tous les fanboys Nintendo ou Crosoft s'en sont donnés à coeur joie sur le prix, le peu de nouveautés, ou la honteuse copie de la manette PS3.

Microsoft : C'est bien simple, personne n'en parle. Ils continuent sur la route qu'ils se sont tracés. C'est bien... Tout le monde s'en fout en fait. Quelques annonces de jeux, la sortie de leur lecteur externe (moche et super gros) HD-DVD, la caméra (Merci Eye-toy), et c'est tout...

Nintendo : Honnêtement, personne ne saurait le nier, c'est Nintendo qui a montré le plus de choses intéressantes et vraiment innovantes sur ce salon. Et c'est un fanboy Sony qui vous dit ça. Mais c'est pas pour ça que tous les fans boutonneux doivent commencer à se masturber sur tous les sites de news avec leur "Nintendo c'est trop fort! Sony c'est des méchants!", car ça a le don de m'agacer...

N'oublions pas que le monde des jeux vidéos n'est pas juste. Si c'était les meilleurs jeux, ou les concepts les plus originaux qui se vendaient le mieux, on aurait pas The Sims au top des ventes... La Wii est sans doute la console la plus innovante, mais ce sera la PS3 qui se vendra le mieux, malgré tous vos sarcasmes élitistes de pseudo-gamers... C'est la vie. Le gamer lambda est soit un blaireau fan des jeux EA Sports, soit un japonais fan de concepts seulement disponibles sur PS3 (et des fois sur les consoles Nintendo)...

Mais ne soyons pas défaitistes, l'industrie a encore de beaux jours devant elle, et j'ai hâte de mettre la main sur ma PS3, ou peut-être même ma future Wii (soyons fou...)

09 mai 2006

E3 2006 : Sony peine à convaincre...

Et dire que c'est moi qui dit ça. L'année dernière, en bon fanboy Sony qui se respecte, j'étais des plus enthousiastes après la conférence. De superbes démos technologiques, de belles vidéos (je suis un fan des vidéos... on comprend mieux pourquoi j'aime Final Fantasy), des performances très prometteuses.


Et pourtant après la conférence de cette année, je ressens surtout un grand sentiment de déception. J'attendais l'annonce choc, le jeu surprise, quelque chose... Mais là, rien. Bon, je vais quand même résumer un peu, par professionnalisme, on va dire...

Passons la première partie naze, avec la présentation des très bons résultats de la PS2, des résultats pitoyables (mais "fidèles aux attentes") de la PSP, pour en venir à la PS3.

Déjà, comme pour la PSP (et surtout comme la XBOX 360), il y aura deux modèles à la sortie : le modèle du pauvre, et celui du bourgeois supra-brouzoufs... La version du gueux comportera donc la PS3 avec son lecteur Blu-Ray, un disque dur préinstallé de 20 Go, et une manette, pour la somme de 499€ (aie!). Et là où c'est vraiment HONTEUX, c'est que cette version ne comportera aucune sortie HDMI (donc PAS DE HD sur cette version), et pas de support de la norme Wifi IEEE 802.11 b/g (Voir ce document attestant de la chose). Pas non plus de lecteur de carte SD, Compact Flash ou Memory Stick (pour les interactions avec la PSP notamment).

On comprend donc que cette version moisie ne sera certainement pas celle choisie par les gamers, voulant exploiter toutes les possibilités de la machine. Et pour les fanboys comme moi, qui aime l'odeur de la vaseline, la version à 600€ (aie aie!) est incontournable. Toutes les fonctions seront présentes, avec un disque dur de 60 Go, une vraie sortie HD et tout le tralala.

Coté jeux, beaucoup de foutage de gueule. Un grand tourismo HD moche, qui n'est qu'une version de GT4 remaniée pour afficher plus de pixels... Super, merci Sony de nous prendre pour des vaches à lait idiotes... Tous les autres jeux présentés étaient soit pathétiques car très loin d'être achevés, soit en 3D précalculée ce qui ne nous donne aucune indication sur rien...

Bon, j'ai l'air de râler, mais il y a quand même quelques nouvelles qui ont fait vibrer mon âme de Fanboy. Tout d'abord l'annonce de FFXIII sur PS3, avec une vidéo qui arrache la rétine (j'ai dit que j'aimais les vidéos ?), et apparemment plusieurs versions... Tant mieux, plus y'en a plus je suis content. L'autre jeu qu'on attend est bien sûr Metal Gear Solid 4, dont la présentation précédente nous avait déjà bien fait baver. On peut au moins compter sur ces deux jeux pour booster la machine, car comme on s'en doute, la PS3 aura surtout des grosses bouses à proposer à sa sortie (comme à chaque fois pour une console Sony).

Enfin, on a pu avoir un aperçu du futur système online de Sony, pompé sur PlayOnline/Xbox Live, ce qui est une bonne chose car le XBox Live, c'est quand même le seule truc bien sur une XBox (allez un peu de troll, ça fait du bien). La PSP se verra doter d'un émulateur PSone (qui existe déjà depuis plusieurs mois en version Homebrew) qui fonctionne, on dirait, mais dont l'utilité me semble plus que limité, surtout quand on imagine la taille des ISO PSone sur notre pauvre Memory Stick....

Bref, Sony est loin d'avoir convaincu avec cette conférence, j'en veux pour preuve le public assez blasé, et devra vraiment faire la différence lors de la présentation de jeux jouables sur le salon.

EDIT : Apparement, les deux versions de la PS3 auraient finalement les mêmes spécifications (Wifi, HDMI, ...) : voir ici.


EDIT2 : Ou non, finalement.

08 mars 2006

Mémoires d'une geisha

L'autre jour, je voulais aller au ciné voir "Mémoires d'une Geisha". Je n'ai pas lu le best-seller de Arthur Golden - à ne pas confondre avec le livre de Inoue ou la multitude d'ouvrages sur le sujet - mais en grand nipponphile, je me suis dit que c'était quelque chose à voir.

Quel est donc le fond de ce film ? Peut-être faire comprendre aux occidentaux crétins et bornés qu'un Geisha n'est pas une prostituée, mais une artiste complète, vouée à distraire ses hôtes ? Non. Peut-être une mise en lumière du contexte politique particulier de la seconde guerre mondiale au Japon, puis de l'occupation de ces bouzeux d'américains ? Non plus.

Mémoires d'une Geisha, c'est surtout une histoire d'amour. Et c'est là qu'on se rend compte que ni l'écrivain, ni le réalisateur, ne sont japonais. Une histoire d'amour comme thème central, ce ne peut être qu'occidental. Là où un japonais nuance des touches de romance au travers d'une intrigue, Rob Marshal (Casino) nous tartine de l'amour éternel à travers l'écran.

En même temps, je suis très fleur bleue dans l'âme, je ne m'en plaindrais pas, mais peut-être peut-on regretter le manque de profondeur du scénario. Parlons un peu du casting. Pour jouer les rôles principaux des geishas japonaises, le réalisateur a judicieusement choisi des chinoises, entrainant immédiatement le boycott du film en Chine, où les Geishas sont encore considérées comme des prostituées.

Néanmoins, Zhang Ziyi est merveilleuse dans le rôle de Chiyo (puis Sayuri). Pleine de sensibilité, de grâce, elle est magnifique et très juste. Michelle Yeoh reste assez anecdotique, car jouant un second rôle.

Pour conclure, car je vais pas y passer la journée, ce film était un film correct, très bien réalisé, très beau, parfois émouvant. Mais ce n'est pas un grand film. On ressort de la salle, et on l'oublie assez vite... C'est bien dommage!


25 février 2006

Paradise Kiss, le mode au grand jour!

Corps fil de fer, look ultra à la mode et visages réalistes, Paradise Kiss rassemble tous les éléments essentiels pour faire un bon Shojo. Notre cher Yukari se retrouve entraînée dans un conte de Fée signé Ai Yazawa, ponctué de remises en question l’entrainant vers l’âge adulte.

En résumé…

Yukari Hayasaka est une jeune lycéenne studieuse, qui n’écoute que les désirs de sa mère, en faisant abstraction des siens. Notre Lycéenne se fait accoster par deux jeunes excentriques, Isabella et Arashi. Prise de panique à la vue de ces deux étrangers, elle s’évanouie. Mais contrairement à ce qu’elle pensait, son réveil ne se fait pas au royaume des morts mais dans un petit local dédié à la création artistique, pour être plus précis la couture.

Se faisant accueillir par un ange aux cheveux roses, Miwako, entourée par Arashi, Isabella et George. Nos quatre compères, élèves à l’école des arts Yazawa, ont un projet de fin d’année: un défilé de mode. Et ils veulent que Yukari soit leur mannequin. Yukari, ne croyant qu’à la voie des études, les snobe ouvertement, ne voulant pas s'acoquiner avec des êtres à ses yeux si méprisables. Hélas, Yukari se fait embringuer dans cette fabuleuse aventure un peu malgré elle…

Route vers les responsabilités

Paradise Kiss vise un public plus âgé avec un style plus mature dans la même lignée que Nana. On remarque que ces deux œuvres mènent vers la découverte de la vie d’adulte et des responsabilités face à de jeunes femmes juste sorties de l’adolescence. Yukari ne croit qu’en les vertus des études; pour elle la mode est superficielle, sans réalité concrète. En somme, une vie rangée, et toute tracée par sa famille, où la passion n’as pas sa place. C’est pour elle le véritable chemin de la raison. Ceux qui osent s’en détourner, comme les étudiants de la Yaz’art, ne sont que des marginaux sans cervelle à ses yeux.

A force de poursuivre un but sans y croire, comportant ni plaisir ni ambition, elle se met en quête de son avenir pour qu’il soit moins rébarbatif et plus attirant. Elle décide d’y plonger par désarroi, mais après tout, elle n’a jamais vraiment eu l’occasion de penser à sa vie. Sa rencontre avec Georges et la troupe de Parakiss est le déclencheur de sa remise en question. Mais attention, ce face-à-face avec la réalité, cette lucidité sans concession n’entraîne en rien une atmosphère lourde, pesante ou morose. Les protagonistes qui pourraient devenir horriblement réfléchis, présomptueux, horripilants sont tournés en dérision, s’ils ne gardent pas les pieds un peu sur terre. Dévoilant leurs différentes facettes au rythme de l’humour dont Yazawa sait faire preuve pour dédramatiser des situations qui risqueraient de trop plomber l’ambiance. N’affadissant pas pour autant des émotions, des sensations toujours à fleur de peau.

Au bout du crayon

Ai Yazawa, originaire du département d’Hyogo (Osaka), née le 7 Mars 1967. Si « Ai » est son vrai prénom, « Yazawa » est son nom d’auteur, qu’elle a choisi en référence à Eiichi Yazawa, chanteur de rock japonais très populaire, dont elle est fan.

Grande fan de mode, Ai fait un an dans un institut de formation de stylisme, mais un concours est organisé par le magazine Ribon de l’éditeur Shueisha. Elle le gagne et commence à faire des nouvelles à partir de 1983/1984. Son premier volume relié sort en 86, elle enchaîne après sur des one shots (histoires courtes). Son premier succès se fait en 1992, avec Tenshi Nanka ja nai (Je ne suis pas un ange).

Cependant, ce n’est qu’en 1995, que le véritable succès se fait avec Gokinjo Monogatari (Une vie de quartier). Notre chère Yazawa met en scène sa passion pour la mode - il faut bien qu’elle se serve de son année de stylisme. Suivi en 1998, de Kagen no tsuki, série en trois volumes, qui fait une excursion dans le fantastique et aura sa série live en 2004.

Après 15 ans de bons et loyaux services, la belle dessinatrice change de magazine de prépublication Ribon, et en profite pour faire une suite à Gojinko Monogatari, dans le magazine Zipper de l’éditeur Shodensha, destiné exclusivement à la mode. Paradise Kiss naît et l’on peut voir certains personnages de Gojinko Monogatari, quelques années plus tard.

Malgré tout, elle continue de travailler pour l’éditeur Shueisha, et propose une nouvelle série pour le lancement du magazine Cookie. Il est destiné à un public plus âgé, et c’est la qu’apparaît Nana, série plus mature. Prévu à la base pour n’être qu’une succession de nouvelles où les héroïnes auront tous le même prénom, au final elle a développé les aventures tokyoïtes des jeunes femmes entre musique et mode.

A savoir qu’en 2004, Ai Yazawa a participé à la création de l’œuvre Princesse Aî, créée par Courtney Love et DJ Mily, dessinée par Misaho Kujiradou. Elle a été simplement le character designer (2 volumes sortie au Editions Soleil)

Du manga à l’anime

Paradise kiss est prépublié dans le magazine de mode Zipper. La série comporte cinq volumes édités par Shodensha en 2000 et en France par Kana en 2004. Cinq ans après le succès du manga, une adaptation animée est réalisée par Osamu Kobayashi, réalisateur aussi de Max et compagnie, Merveilleuse Creamy ou tout récemment Beck, le character designer n’étant autre que Nobuteru Yûki, qui a travaillé sur Les Chroniques de la guerre de Lodoss (Lodoss tô senki), Vision d’Escaflowne (Tenku no Escaflowne), et même le film d’Escaflowne (Tsubasa No Kami). L’opening est chanté par Tommy February « Lonely in Gorgeous », et pour l’ending, il est signé Franz Ferdinand « Do You Want To ». Paradise Kiss est composé de 12 épisodes, diffusé à partir du 10 octobre 2005 sur FujiTV.

15 février 2006

Nobuta wo produce

Les dramas japonais, c'est toujours un peu la même chose. Y'a une poignée de genres, et on les utilise dans tous les sens... Parmi ceux-là, les "school drama" sont très populaires, et c'est le cas pour "Nobuta wo produce" (En gros, la 'production de Nobuta'). L'histoire, contrairement au contexte, est plutôt originale, et parfois même complètement délirante. Elle s'articule autour de trois personnages principaux...

Kiritani Shuji (Kamenashi Kazuya) est le modèle même du type cool et populaire. Il sort avec la plus jolie fille de l'école, est copain avec tout le monde, du plus gros naze jusqu'aux voyous. Gentil, beau gosse, à l'aise avec n'importe qui...

Kusano Akira (Yamashita Tomohisa) est un garçon loufoque, toujours en train de gesticuler et pleins de mimiques absurdes... Il s'obstine à vouloir faire ami-ami avec Shuji, qui fait tout pour l'éviter (c'est pas bien pour son image, vous voyez...).

Kotani Nobuko (Horikita Maki) est une fille extrêmement introvertie, une victime idéale pour les brimades (ijime). Depuis toute petite, elle semble avoir toujours été choisie comme souffre-douleur. Incapable de sourir, d'énoncer plus de trois mots, ou même de marcher sans baisser tellement la tête qu'elle doit vraiment avoir des problèmes avec les lampadaires...

Je ne rentre pas dans les détails, mais l'idée de la série est la suivante. Akira parvient à convaincre Shuji de faire de Nobuko la fille la plus populaire de l'école. A partir de la commence une collaboration étroite, afin de "produire" Nobuko (renommée pour l'occasion "Nobuta", sachant que 'buta' signifie 'cochon')... Et il y a du boulot, car Nobuta est vraiment un cas désespéré. En plus des brimades habituelles, il semblerait que quelqu'un cherche à lui nuire de manière encore plus violente...

Voilà pour l'accroche de base, mais on ne peut pas limiter Nobuta à cela. En effet, la réalisation de ce drama est vraiment rafraichissante, avec une mise en scène qui donne aux épisodes un arrière-goût vraiment sympathique. On alterne ainsi des scènes de l'histoire avec d'autres à proprement parler complètement inutiles, mais qui donnent tout le piment à ce drama.

En vrac, on a : Shuji qui ne peut pas aller à l'école sans toucher son arbre fétiche, même s'il est au milieu de travaux interdits au public, et qui est désespéré quand l'arbre disparait; ou encore le "hontou Ojii-san" (ou 'grand-père vérité'), qui sillonne la ville en harcelant les gens jusqu'à ce qu'ils lui racontent la vérité, ou bien le libraire à la coupe en pétard, avec du fard à paupière et les ongles vernis mais en habit de samourai, dont la librairie est interdite aux gens moches (tordant!), ou la scène avec le père Noël qui vient dans les rêves des personnages pour leur offrir des cadeaux, etc.

Tout cela sans compter les personnages loufoques, notamment parmi les professeurs, avec une récompense spéciale pour la vice-proviseur, qui préfère marcher sur les toits que sur la route, fait des saltos dans l'école, semble hanter les bâtiments, mais a toujours une phrase pleine de sagesse à offrir à ses étudiants.

Car comme tout bon drama qui se respecte, Nobuta a une morale. Et même plusieurs, ma bonne dame, c'est les soldes... Toutefois, là où les bonnes paroles sont parfois acheminées via de gros sabots bien bruyants, Nobuta sait y mettre un peu de finesse, et le jeu des acteurs y est sans doute pour beaucoup. Kiritani Shuji est remarquablement juste, et Horikita Maki (qui a joué dans Densha Otoko!) est vraiment attendrissante quand elle fait de son mieux. Yamashita Tomohisa est quand à lui la touche finale, qui vient donner le ton léger au drama, et a lancé le légendaire "Nobuta Power... Chuu nyuu!" ('Nobuta Power... Enter!) que j'applique tous les jours désormais!

Nobuta wo produce est donc un drama à voir, car il ne vous laissera pas indifférent. D'ailleurs il n'a pas laissé indifférent le jury des "47th Television Academy Awards", qui récompensent les meilleurs dramas de l'archipel nippon, et pour lesquels Nobuta a raflé une bonne partie des récompenses.

A voir dès que possible!

Nobuta power! ^_^/