25 février 2006

Paradise Kiss, le mode au grand jour!

Corps fil de fer, look ultra à la mode et visages réalistes, Paradise Kiss rassemble tous les éléments essentiels pour faire un bon Shojo. Notre cher Yukari se retrouve entraînée dans un conte de Fée signé Ai Yazawa, ponctué de remises en question l’entrainant vers l’âge adulte.

En résumé…

Yukari Hayasaka est une jeune lycéenne studieuse, qui n’écoute que les désirs de sa mère, en faisant abstraction des siens. Notre Lycéenne se fait accoster par deux jeunes excentriques, Isabella et Arashi. Prise de panique à la vue de ces deux étrangers, elle s’évanouie. Mais contrairement à ce qu’elle pensait, son réveil ne se fait pas au royaume des morts mais dans un petit local dédié à la création artistique, pour être plus précis la couture.

Se faisant accueillir par un ange aux cheveux roses, Miwako, entourée par Arashi, Isabella et George. Nos quatre compères, élèves à l’école des arts Yazawa, ont un projet de fin d’année: un défilé de mode. Et ils veulent que Yukari soit leur mannequin. Yukari, ne croyant qu’à la voie des études, les snobe ouvertement, ne voulant pas s'acoquiner avec des êtres à ses yeux si méprisables. Hélas, Yukari se fait embringuer dans cette fabuleuse aventure un peu malgré elle…

Route vers les responsabilités

Paradise Kiss vise un public plus âgé avec un style plus mature dans la même lignée que Nana. On remarque que ces deux œuvres mènent vers la découverte de la vie d’adulte et des responsabilités face à de jeunes femmes juste sorties de l’adolescence. Yukari ne croit qu’en les vertus des études; pour elle la mode est superficielle, sans réalité concrète. En somme, une vie rangée, et toute tracée par sa famille, où la passion n’as pas sa place. C’est pour elle le véritable chemin de la raison. Ceux qui osent s’en détourner, comme les étudiants de la Yaz’art, ne sont que des marginaux sans cervelle à ses yeux.

A force de poursuivre un but sans y croire, comportant ni plaisir ni ambition, elle se met en quête de son avenir pour qu’il soit moins rébarbatif et plus attirant. Elle décide d’y plonger par désarroi, mais après tout, elle n’a jamais vraiment eu l’occasion de penser à sa vie. Sa rencontre avec Georges et la troupe de Parakiss est le déclencheur de sa remise en question. Mais attention, ce face-à-face avec la réalité, cette lucidité sans concession n’entraîne en rien une atmosphère lourde, pesante ou morose. Les protagonistes qui pourraient devenir horriblement réfléchis, présomptueux, horripilants sont tournés en dérision, s’ils ne gardent pas les pieds un peu sur terre. Dévoilant leurs différentes facettes au rythme de l’humour dont Yazawa sait faire preuve pour dédramatiser des situations qui risqueraient de trop plomber l’ambiance. N’affadissant pas pour autant des émotions, des sensations toujours à fleur de peau.

Au bout du crayon

Ai Yazawa, originaire du département d’Hyogo (Osaka), née le 7 Mars 1967. Si « Ai » est son vrai prénom, « Yazawa » est son nom d’auteur, qu’elle a choisi en référence à Eiichi Yazawa, chanteur de rock japonais très populaire, dont elle est fan.

Grande fan de mode, Ai fait un an dans un institut de formation de stylisme, mais un concours est organisé par le magazine Ribon de l’éditeur Shueisha. Elle le gagne et commence à faire des nouvelles à partir de 1983/1984. Son premier volume relié sort en 86, elle enchaîne après sur des one shots (histoires courtes). Son premier succès se fait en 1992, avec Tenshi Nanka ja nai (Je ne suis pas un ange).

Cependant, ce n’est qu’en 1995, que le véritable succès se fait avec Gokinjo Monogatari (Une vie de quartier). Notre chère Yazawa met en scène sa passion pour la mode - il faut bien qu’elle se serve de son année de stylisme. Suivi en 1998, de Kagen no tsuki, série en trois volumes, qui fait une excursion dans le fantastique et aura sa série live en 2004.

Après 15 ans de bons et loyaux services, la belle dessinatrice change de magazine de prépublication Ribon, et en profite pour faire une suite à Gojinko Monogatari, dans le magazine Zipper de l’éditeur Shodensha, destiné exclusivement à la mode. Paradise Kiss naît et l’on peut voir certains personnages de Gojinko Monogatari, quelques années plus tard.

Malgré tout, elle continue de travailler pour l’éditeur Shueisha, et propose une nouvelle série pour le lancement du magazine Cookie. Il est destiné à un public plus âgé, et c’est la qu’apparaît Nana, série plus mature. Prévu à la base pour n’être qu’une succession de nouvelles où les héroïnes auront tous le même prénom, au final elle a développé les aventures tokyoïtes des jeunes femmes entre musique et mode.

A savoir qu’en 2004, Ai Yazawa a participé à la création de l’œuvre Princesse Aî, créée par Courtney Love et DJ Mily, dessinée par Misaho Kujiradou. Elle a été simplement le character designer (2 volumes sortie au Editions Soleil)

Du manga à l’anime

Paradise kiss est prépublié dans le magazine de mode Zipper. La série comporte cinq volumes édités par Shodensha en 2000 et en France par Kana en 2004. Cinq ans après le succès du manga, une adaptation animée est réalisée par Osamu Kobayashi, réalisateur aussi de Max et compagnie, Merveilleuse Creamy ou tout récemment Beck, le character designer n’étant autre que Nobuteru Yûki, qui a travaillé sur Les Chroniques de la guerre de Lodoss (Lodoss tô senki), Vision d’Escaflowne (Tenku no Escaflowne), et même le film d’Escaflowne (Tsubasa No Kami). L’opening est chanté par Tommy February « Lonely in Gorgeous », et pour l’ending, il est signé Franz Ferdinand « Do You Want To ». Paradise Kiss est composé de 12 épisodes, diffusé à partir du 10 octobre 2005 sur FujiTV.

15 février 2006

Nobuta wo produce

Les dramas japonais, c'est toujours un peu la même chose. Y'a une poignée de genres, et on les utilise dans tous les sens... Parmi ceux-là, les "school drama" sont très populaires, et c'est le cas pour "Nobuta wo produce" (En gros, la 'production de Nobuta'). L'histoire, contrairement au contexte, est plutôt originale, et parfois même complètement délirante. Elle s'articule autour de trois personnages principaux...

Kiritani Shuji (Kamenashi Kazuya) est le modèle même du type cool et populaire. Il sort avec la plus jolie fille de l'école, est copain avec tout le monde, du plus gros naze jusqu'aux voyous. Gentil, beau gosse, à l'aise avec n'importe qui...

Kusano Akira (Yamashita Tomohisa) est un garçon loufoque, toujours en train de gesticuler et pleins de mimiques absurdes... Il s'obstine à vouloir faire ami-ami avec Shuji, qui fait tout pour l'éviter (c'est pas bien pour son image, vous voyez...).

Kotani Nobuko (Horikita Maki) est une fille extrêmement introvertie, une victime idéale pour les brimades (ijime). Depuis toute petite, elle semble avoir toujours été choisie comme souffre-douleur. Incapable de sourir, d'énoncer plus de trois mots, ou même de marcher sans baisser tellement la tête qu'elle doit vraiment avoir des problèmes avec les lampadaires...

Je ne rentre pas dans les détails, mais l'idée de la série est la suivante. Akira parvient à convaincre Shuji de faire de Nobuko la fille la plus populaire de l'école. A partir de la commence une collaboration étroite, afin de "produire" Nobuko (renommée pour l'occasion "Nobuta", sachant que 'buta' signifie 'cochon')... Et il y a du boulot, car Nobuta est vraiment un cas désespéré. En plus des brimades habituelles, il semblerait que quelqu'un cherche à lui nuire de manière encore plus violente...

Voilà pour l'accroche de base, mais on ne peut pas limiter Nobuta à cela. En effet, la réalisation de ce drama est vraiment rafraichissante, avec une mise en scène qui donne aux épisodes un arrière-goût vraiment sympathique. On alterne ainsi des scènes de l'histoire avec d'autres à proprement parler complètement inutiles, mais qui donnent tout le piment à ce drama.

En vrac, on a : Shuji qui ne peut pas aller à l'école sans toucher son arbre fétiche, même s'il est au milieu de travaux interdits au public, et qui est désespéré quand l'arbre disparait; ou encore le "hontou Ojii-san" (ou 'grand-père vérité'), qui sillonne la ville en harcelant les gens jusqu'à ce qu'ils lui racontent la vérité, ou bien le libraire à la coupe en pétard, avec du fard à paupière et les ongles vernis mais en habit de samourai, dont la librairie est interdite aux gens moches (tordant!), ou la scène avec le père Noël qui vient dans les rêves des personnages pour leur offrir des cadeaux, etc.

Tout cela sans compter les personnages loufoques, notamment parmi les professeurs, avec une récompense spéciale pour la vice-proviseur, qui préfère marcher sur les toits que sur la route, fait des saltos dans l'école, semble hanter les bâtiments, mais a toujours une phrase pleine de sagesse à offrir à ses étudiants.

Car comme tout bon drama qui se respecte, Nobuta a une morale. Et même plusieurs, ma bonne dame, c'est les soldes... Toutefois, là où les bonnes paroles sont parfois acheminées via de gros sabots bien bruyants, Nobuta sait y mettre un peu de finesse, et le jeu des acteurs y est sans doute pour beaucoup. Kiritani Shuji est remarquablement juste, et Horikita Maki (qui a joué dans Densha Otoko!) est vraiment attendrissante quand elle fait de son mieux. Yamashita Tomohisa est quand à lui la touche finale, qui vient donner le ton léger au drama, et a lancé le légendaire "Nobuta Power... Chuu nyuu!" ('Nobuta Power... Enter!) que j'applique tous les jours désormais!

Nobuta wo produce est donc un drama à voir, car il ne vous laissera pas indifférent. D'ailleurs il n'a pas laissé indifférent le jury des "47th Television Academy Awards", qui récompensent les meilleurs dramas de l'archipel nippon, et pour lesquels Nobuta a raflé une bonne partie des récompenses.

A voir dès que possible!

Nobuta power! ^_^/

03 février 2006

Le Kitch au pouvoir!!! Sailor Moon Live


Pouvoir du Prisme Lunaire !! Cette formule ne vous rappelle rien ? Et oui ce n’est d’autre que Sailor Moon, série mythique diffusée au Club Dorothée sur un générique signé Bernard Minet. Créée en février 1992 par Naoko Takeuchi, la série s’envole vers un succès phénoménal. Un mois à peine après la création du manga, TV Asahi diffuse le premier épisode. La publication du manga prend fin en novembre 1997, neuf mois après le dernier épisode de la série, qui clôt la saga des jolies guerrières en costume marin.

Après six ans d’absence sur nos écrans, Sailor Moon revient dans ce qui ne sera pas une suite, mais une adaptation en série Live, diffusée du 4 Octobre 2003 au 25 Septembre 2004 sur CBC et TBS Channel 26. L’histoire reste sur les mêmes bases que l’œuvre originale, en reprennant les éléments de la saison classique. Une énigmatique organisation le Dark Kingdom, dirigée par la Reine Béryl, subtilisant l’énergie des humains, essaye de prendre le contrôle de la Terre…

Usagi Tsukino semble être une fille comme les autres, de 14 ans, grande fan d’Aino Minako et Sailor V.
Un matin de cours, toujours en retard comme à son habitude, un chat en peluche lui tombe du ciel et atterri sur sa tête. Elle le repose et file en cours. Le soir, une fois couchée et endormie, elle se fait réveiller par cette peluche. A sa grande stupéfaction le chat parle et se présente. Elle s’appelle Luna et a pour objectif de retrouver la Princesse de la Lune. Usagi apprend qu’elle est en fait Sailor Moon, et qu’elle doit protéger la Terre de puissants ennemis. Et surtout elle doit retrouver la princesse de la Lune et le cristal d’Argent.

La série est d’un kitch absolue. Mythique et surtout lobotomisant, les fans de Cosplay y trouveront de nouvelles idées de costumes !!C’est magnifique ce que la notoriété et l’argent peuvent faire. Des effets spéciaux de toute beauté, Luna a droit à deux épisodes réalisés en images de synthèse. Mais rapidement l'image de synthèse laisse place à une peluche. Imaginez la différence! C'est flagrant! Les formules magiques sont aussi hilarantes que le manga, et le jeu d’acteur quelque peu pitoyable. Malgré tout, cela reste véritablement 20 minutes de pure bonheur. La fraîcheur et la niaiserie de cette série, permet de nous évader et surtout de se taper de bonnes barres !

http://hicbc.com/tv/sailormoon/
http://pourpato.free.fr/index.php

02 février 2006

Starforce Academy

Après le problème des DRM avec Sony , voici venir celui des protections de jeux vidéos. Le logiciel Starforce est un produit anti-copie très répandu. De nombreux jeux l'utilisent pour empêcher la copie (mais tout le monde sait que de toute façon ça ne sert à rien...).

Le problème, c'est que Starforce est une bouze. Ce truc provoque de nombreuses instabilités sur les machines, des problèmes avec les graveurs, voire même des trous de sécurité béants. Tous ces problèmes sont bien entendu contestés par l'éditeur. En tous cas une pétition circule, et bon nombre de gamers appellent au boycott des jeux estampillés Starforce. Une liste des jeux "infectés" est consultable (et editable) sur leur site.

Il y a quelques jours, Boingboing.net publiait un article montrant les méfaits du logiciel. Le détail vient du fait que peu après, un représentant de Starforce venait menacer l'auteur de l'article, lui promettant poursuites, condamnation, écartellement, etc... Boingboing publiait aussitôt la menace, et cela a fait le tour du Net. Très mauvaise publicité, donc, pour Starforce.

Des outils pour retirer Starforce sont d'ores et déjà disponibles. La manipulation pour le détecter est simple, alors vérifiez toujours, on sait jamais!

01 février 2006

Azi'Up volume 2

Le volume 2 du magazine Azi'Up vient de sortir. Je rappelle qu'il est gratuit, format A5, écrit par une bande de gens supers sympas (et je ne dis pas ça parce que j'en fais partie...), et est disponible dans plus d'une centaine de points de distributions à travers Paris et la région parisienne.

Pour les fainéants ou les autres, vous pouvez aussi le télécharger au format PDF sur le site officiel.

Au sommaire ce mois-ci :
  • La Chanteuse Japonaise Koda Kumi
  • L'honneur du dragon, le dernier Tony Jaa
  • Naruto qui débarque en france
  • Un dossier sur l'exportation de la musique asiatique.
mais aussi des chroniques des sorties DVD, Manga, Livre, Cinéma.

La magazine est tout récent, donc n'hésitez pas à nous faire part de vos critiques, avis ou suggestions sur le blog du site officiel. Vous y trouverez aussi la liste des points de distribution et des concours afin de gagner, chaque mois, des DVD, mangas ou place de cinéma...