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22 août 2006

Suzumiya Haruhi no Yuuutsu

La mélancolie d'Haruhi Suzumiya (titre francais non-officiel), il était plus que temps que j'en parle... Le scénario de cette série, que vous ne découvrirez en fait qu'à partir de l'épisode 2 (voir plus bas), semble de prime abord assez convenu : dans un lycée, Haruhi est une fille assez originale, qui n'est intéressée que par les histoires d'aliens, de magie, de phénomènes paranormaux, etc. Autrement dit, tout les "humains normaux" l'indiffèrent.


D'un autre côté, Kyon est un lycéen très banal, et très terre à terre. Intrigué par Haruhi, il va être entrainé malgré lui dans le groupe qu'elle va former, la "SOS brigade". En plus de ces deux là, d'autres personnages assez stéréotypés (au premier abord), viendront se greffer au groupe : l'intello qui ne décroche pas un mot, la fille canon (aux gros seins évidemment) un peu facile et kawai un max, le mec beau gosse mystérieux...

Plus on avance dans la série, et plus on se rend compte que c'est du grand n'importe quoi. Le premier épisode est un bon exemple, car complètement déjanté. Durant tout l'épisode, on regarde un film réalisé par Haruhi et son équipe, mettant en scène une pathétique histoire de héros aux super pouvoirs, affrontant une magicienne maléfique.

Le jeu est affreux, la mise en scène désastreuse, et le montage horrible. On rigole du début à la fin, mais l'histoire commence vraiment à l'épisode 2. Il ne faut donc pas s'y arrêter, même si je doute qu'on puisse être découragé(e) avec un premier épisode aussi drôle!

L'ordre même des épisodes est complètement chaotique. Pour résumer, les épisodes sont tout simplement ... dans le désordre. On peut passer de l'épisode 7 à l'épisode 3, puis ensuite revenir à l'épisode 9... Pour s'y retrouver, Haruhi annonce à la fin de chaque épisode lequel sera diffusé ensuite. Il reste au spectateur à reconstituer le puzzle! Allez, je suis sympa, voila le tableau récapitulatif (piqué sur Wikipedia - très bon article d'ailleurs) :









































































































Ordre de diffusionOrdre chronologiqueTitre en françaisTitre en japonaisDate de diffusion
111Épisode 00 - Les aventures d'Asahina Mikuru朝比奈ミクルの冒険Episode002 avril 2006
21La mélancolie de Suzumiya Haruhi I涼宮ハルヒの憂鬱I9 avril 2006
32La mélancolie de Suzumiya Haruhi II涼宮ハルヒの憂鬱II16 avril 2006
47L'ennui de Suzumiya Haruhi涼宮ハルヒの退屈23 avril 2006
53La mélancolie de Suzumiya Haruhi III涼宮ハルヒの憂鬱III30 avril 2006
69Syndrome d'île solitaire (1re partie)孤島症候群(前編)7 mai 2006
78Mysteric signミステリックサイン14 mai 2006
810Syndrome d'île solitaire (2e partie)孤島症候群(後編)21 mai 2006
914Someday in the Rainサムデイ イン ザ レイン28 mai 2006
104La mélancolie de Suzumiya Haruhi IV涼宮ハルヒの憂鬱IV4 juin 2006
1113Le jour du Sagittaire射手座の日11 juin 2006
1212Live, Aliveライブアライブ18 juin 2006
135La mélancolie de Suzumiya Haruhi V涼宮ハルヒの憂鬱V25 juin 2006
146La mélancolie de Suzumiya Haruhi VI涼宮ハルヒの憂鬱VI2 juillet 2006

Cela pourrait paraitre un peu confus, mais au final, s'y retrouve, on s'amuse à faire le lien, et la fin (épisode 6!) est vraiment inattendue, et étonnamment... émouvante!

La qualité de l'animation est plutôt impressionnante, avec des personnages vraiment vivants, bien dessinés et animés. Il suffit par ailleurs de regarder l'épisode 12, ou a lieu un concert dont les musiciennes (!) sont entièrement animés! C'est bluffant et vraiment très bien fait (vidéo ici!). Les doigts courent sur les cordes, les baguettes frappent en rythme, et le chant est synchro! Les amateurs apprécieront ce niveau de détail.

Au niveau de l'humour, on rigole beaucoup des extravagances de Haruhi et de sa troupe. Les scènes entre Haruhi et Mikuru sont hilarantes (et aussi un peu fan service mais bon...) Mais la série réserve aussi des moments émouvants, notamment à la fin.

Suzumiya Haruhi no Yuuutsu est un véritable succès au japon, et a donné lieu à tout un phénomène "culte" autour de la série, et notamment le premier épisode, donc les remakes fleurissent sur internet. les génériques d'ouverture et surtout de fermeture, avec sa chorégraphie complètement loufoque, sont devenus vraiment populaires, et les otakus japonais n'hésitent carrément pas à organiser des chorégraphies en pleine rue (déguisés en Gundam, c'est encore mieux...) au milieu de Tokyo.

On peut également voir d'excellents cosplays...

Tout comme le premier épisode, le générique de fin a de nombreuses parodies et remakes, et le single de ce dernier s'est classé numéro 2 des ventes le 12 mai 2006 au Japon!

15 février 2006

Nobuta wo produce

Les dramas japonais, c'est toujours un peu la même chose. Y'a une poignée de genres, et on les utilise dans tous les sens... Parmi ceux-là, les "school drama" sont très populaires, et c'est le cas pour "Nobuta wo produce" (En gros, la 'production de Nobuta'). L'histoire, contrairement au contexte, est plutôt originale, et parfois même complètement délirante. Elle s'articule autour de trois personnages principaux...

Kiritani Shuji (Kamenashi Kazuya) est le modèle même du type cool et populaire. Il sort avec la plus jolie fille de l'école, est copain avec tout le monde, du plus gros naze jusqu'aux voyous. Gentil, beau gosse, à l'aise avec n'importe qui...

Kusano Akira (Yamashita Tomohisa) est un garçon loufoque, toujours en train de gesticuler et pleins de mimiques absurdes... Il s'obstine à vouloir faire ami-ami avec Shuji, qui fait tout pour l'éviter (c'est pas bien pour son image, vous voyez...).

Kotani Nobuko (Horikita Maki) est une fille extrêmement introvertie, une victime idéale pour les brimades (ijime). Depuis toute petite, elle semble avoir toujours été choisie comme souffre-douleur. Incapable de sourir, d'énoncer plus de trois mots, ou même de marcher sans baisser tellement la tête qu'elle doit vraiment avoir des problèmes avec les lampadaires...

Je ne rentre pas dans les détails, mais l'idée de la série est la suivante. Akira parvient à convaincre Shuji de faire de Nobuko la fille la plus populaire de l'école. A partir de la commence une collaboration étroite, afin de "produire" Nobuko (renommée pour l'occasion "Nobuta", sachant que 'buta' signifie 'cochon')... Et il y a du boulot, car Nobuta est vraiment un cas désespéré. En plus des brimades habituelles, il semblerait que quelqu'un cherche à lui nuire de manière encore plus violente...

Voilà pour l'accroche de base, mais on ne peut pas limiter Nobuta à cela. En effet, la réalisation de ce drama est vraiment rafraichissante, avec une mise en scène qui donne aux épisodes un arrière-goût vraiment sympathique. On alterne ainsi des scènes de l'histoire avec d'autres à proprement parler complètement inutiles, mais qui donnent tout le piment à ce drama.

En vrac, on a : Shuji qui ne peut pas aller à l'école sans toucher son arbre fétiche, même s'il est au milieu de travaux interdits au public, et qui est désespéré quand l'arbre disparait; ou encore le "hontou Ojii-san" (ou 'grand-père vérité'), qui sillonne la ville en harcelant les gens jusqu'à ce qu'ils lui racontent la vérité, ou bien le libraire à la coupe en pétard, avec du fard à paupière et les ongles vernis mais en habit de samourai, dont la librairie est interdite aux gens moches (tordant!), ou la scène avec le père Noël qui vient dans les rêves des personnages pour leur offrir des cadeaux, etc.

Tout cela sans compter les personnages loufoques, notamment parmi les professeurs, avec une récompense spéciale pour la vice-proviseur, qui préfère marcher sur les toits que sur la route, fait des saltos dans l'école, semble hanter les bâtiments, mais a toujours une phrase pleine de sagesse à offrir à ses étudiants.

Car comme tout bon drama qui se respecte, Nobuta a une morale. Et même plusieurs, ma bonne dame, c'est les soldes... Toutefois, là où les bonnes paroles sont parfois acheminées via de gros sabots bien bruyants, Nobuta sait y mettre un peu de finesse, et le jeu des acteurs y est sans doute pour beaucoup. Kiritani Shuji est remarquablement juste, et Horikita Maki (qui a joué dans Densha Otoko!) est vraiment attendrissante quand elle fait de son mieux. Yamashita Tomohisa est quand à lui la touche finale, qui vient donner le ton léger au drama, et a lancé le légendaire "Nobuta Power... Chuu nyuu!" ('Nobuta Power... Enter!) que j'applique tous les jours désormais!

Nobuta wo produce est donc un drama à voir, car il ne vous laissera pas indifférent. D'ailleurs il n'a pas laissé indifférent le jury des "47th Television Academy Awards", qui récompensent les meilleurs dramas de l'archipel nippon, et pour lesquels Nobuta a raflé une bonne partie des récompenses.

A voir dès que possible!

Nobuta power! ^_^/

11 octobre 2005

Densha Otoko, l'espoir de l'Otaku


Densha Otoko est une série géniale. Voilà, on commence par un bon point pour donner le ton. L'histoire est une sorte de conte de fée moderne, sauf qu'ici, la princesse est un homme, et le prince charmant, une charmante jeune femme. Le héros, Yamada Takeshi (Itou Atsushi), est un pur Otaku des familles : grosses lunettes, coupe des seventies, et fringues de nerd. Le trait est un peu forci mais à peu de choses prêt c'est ça. Sa vie est d'une nullité absolue, partagée entre animés, conventions, et shopping d'otak'.

En rentrant du shopping justement, il est dans le métro, et tombe en face de Aoyama Saori (Itou Misaki), jeune fille carrément pas moche, et riche, ce qui ne gâche rien. Mais c'est alors que surgit le vilain voyou, le vieux qui a trop bu et qui titube en interpellant les pauvres japonais affolés! Bien entendu, il finit par s'en prendre à notre beauté, ce que notre otaku au coeur pur ne peut supporter... Après un moment d'hésitation, il se lève et défend la belle. Il se prend une belle mandale et finit par terre, mais le geste est là. Impressionnée par son courage, Saori lui demande son adresse, afin de pouvoir lui exprimer sa gratitude.

Notre Otaku rentre alors chez lui et se branche directement sur son forum de discussion d'otaku préféré, pour raconter tout ce qu'il s'est passé. Et c'est là que tout commence. La mise en scène est particulièrement bien pensée, avec un découpage de l'image et du point de vue des différentes autres personnes, c'est très dynamique! Porté par toute sa communauté, notre héros va tenter d'inviter sa princesse à diner, et tout faire pour devenir meilleur et plus attirant. C'est pas beau la vie ?

Je ne veux pas vous raconter la suite, mais en gros, c'est vraiment très amusant, et très prenant! On ne peut s'empêcher d'encourager le héros et de vouloir qu'il réussisse. Après tout, entres otaku, faut bien s'entraider! C'est pas très crédilbe, bien qu'apparement tiré d'une histoire vraie.

Enfin bon, tout ce qui compte, c'est que c'est une série qui poutre, alors si vous avez l'occasion, n'hésitez pas! Dès ce soir, je deviens "RER Otoko", alors attention les voyous!