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10 juillet 2007

Gokusen en drama

Voilà un drama dont j'aurais du parler depuis longtemps! Le brouillon trainait depuis 6 mois dans mes archives... Vous vous souvenez peut-être de "My Boss My Hero", ce drama qui racontait l'histoire de l'héritier d'un clan Yakuza forcé de passer son bac pour pouvoir accéder au rang de chef. Gokusen est dans la même veine, un school drama, avec un mélange à base de GTO. Et c'est là que je me rends compte avec effroi que je n'ai jamais écris d'article sur le drama GTO... j'ai honte...

Revenons donc à l'histoire de Gokusen. Kumiko Yamaguchi est l'héritière d'un illustre clan de Yakuzas, les Ooedo. Tous les membres du clan aimeraient la voir prendre le titre de 'Ojou' (la chef), mais cette dernière rêve depuis toujours d'être enseignante. Elle intègre donc l'école 'Shirokin' (Shirokin Gakuen) en tant que prof, et se voit confiée la classe bien entendu la plus difficille de toutes, la '3-D' que tous les professeurs redoutent! Les élèves sont tous des voyous décolorés et sans aucun respect pour elle.

Toutefois Kumiko, idéaliste et dévouée autant qu'on puisse l'être, fera tout pour résoudre tous les problèmes de ses élèves, les remettre dans le droit chemin, et faire de la 3-D une classe exemplaire. Elle devra bien sûr garder secret le fait qu'elle appartient à un clan Yakuza. Voilà pour l'intrigue.

Le drama suit un schéma assez linéaire, chaque épisode suit toujours la même route : Kumiko rencontre un problème dans sa classe, et n'arrive pas à le résoudre. Elle se retrouve chez elle au milieu de son clan, où son grand-père (l'actuel chef) vient la conseiller avec des paroles pleins de sagesse, puis Kumiko reprend courage et finalement trouve un moyen de résoudre tous les problèmes, souvent à la manière "Yakuza", ce qui n'est pas sans être amusant. De plus, la belle Kumiko tombe amoureuse d'un homme qui prend le bus avec elle, qui se révèle être... un policier.

Malgré cette linéarité, on ne s'ennuie pas trop car les situations sont diverses, les personnages secondaires (en particuliers les sous-fifres de Kumiko et le partenaire du policier) sont très amusants, et le jeu des acteurs est globalement assez crédible, en particulier celui de Nakama Yukie (Kumiko) qui a d'ailleurs joué dans "Trick" (depuis le temps que j'en parle aussi...). On retrouve aussi le célèbre Matsumoto Jun (Hana Yori Dango, Kimi Wa Pet), ou encore Oguri Shun (Densha Otoko, Hana Yori Dango, Detective Conan, GTO).

Toutefois on peut relever quelques petits défauts. Tout d'abord le drama a pris un petit coup de vieux. Il date de 2002 et parfois certaines scènes sont vraiment kitschs... Ensuite et surtout, c'est vraiment trop nian-nian. Kumiko et son dévouement légendaire, son idéalisme à toute épreuve, tout cela est parfois écoeurant. Les leçons du grand-père sont aussi un peu soporifiques.

Au final, c'est tout de même une bon drama. D'ailleurs une suite est aussi disponible (Gokusen 2), et il vaut le coup d'être vu. Alors vous savez ce qu'il vous reste à faire!

04 janvier 2007

My Boss My Hero

Avec l'arrivée de la nouvelle année il était grand temps que je me bouge un peu pour enfin écrire mon article sur ce très sympatique drama 'My Boss My Hero'. Ce dernier est en fait une adaptation en série d'un film coréen totalement inconnu (en tous cas pour moi), sortie en 2001.


L'histoire est simple : Sakaki Makio, surnommée "la tornade" (!) est le fils héritier d'un clan de yakuza, la famille du "croc pointu" du Kantou (Kantou Sharp Fang family). Ayant arrêté ses études jeunes pour s'occuper du clan, Makio est quasiment illétré, ne sait pas compter correctement, et est généralement ce qu'on peut considérer comme un gros idiot. Ce qui l'amène d'ailleurs à foirer une grosse transaction à cause d'une stupide histoire de maths...

Son père , Sakaki Kiichi - chef du clan - décide alors de renvoyer Makio au lycée, avec l'obligation d'obtenir le diplôme, faute de quoi la succession du clan lui serait refusée, au profit de son petit frère, gros intello au physique un peu frêle. De plus, Makio ne doit pas dévoiler son appartenance au clan, sous peine d'être immédiatement exclu et doit donc se faire passer pour un jeune homme de 17 ans (alors qu'il en compte 27).

Voilà pour la base de l'histoire. Pendant son séjour au lycée, Makio n'aura de cesse de s'attirer des ennuis et de mettre ses nerfs à rude épreuve. Il va découvrir que la vie à l'école peut réserver des épreuves bien plus ardues que celles d'un chef de gang.

Ce drama est vraiment bourré d'humour, avec de grands morceaux de n'importe quoi. Parmi mes préférés :
  • la course au flan, où les élèves rentre en compétition pour courir jusqu'à la cantine pour obtenir un des flans (en nombre limité à 8 je crois) réputé délicieux (sachant que le héro est en plus un fanatique des flans). Je vous laisse découvrir l'idée totalement barrée du héros pour gagner...
  • La gymnastique matinale sur du Strauss avec des mouvements bien débiles.
  • Les incursions incognito des sous-fifres du héros dans l'école...
Clairement un des dramas forts de 2006, encore un school drama oui je sais, mais vraiment agréable à regarder, avec des acteurs vraiment doués : Tegoshi Yuya, Aragaki Yui (qui a joué dans Dragon Zakura), Tanaka Koki (super en sous-fifre, il a d'ailleurs reçu une récompense pour ce rôle), et Kashii Yu (superbe en prof débutante, qui a joué dans WaterBoys, dont il faudra que je vous parle d'ailleurs) ...

A voir donc, comme d'habitude.

19 octobre 2006

Dragon Zakura

Voici donc mon deuxième drama phare du moment, après Ace Wo Nerae. Dragon Zakura est clairement mon préféré. Tout d'abord le genre : c'est un school-drama, autrement dit un drama dont l'action se déroule principalement dans une école japonaise. Après GTO et Nobuta, je me suis rendu compte que c'était un genre qui donnait souvent de bons crus...

Ensuite, l'histoire en elle-même : un avocat un peu looser, ancien bosozoku (sorte de loubard à moto), décide de venir en aide à une école sur le point de fermer, faute de bons résultats. En effet, cet école est carrément surnommée "l'école des crétins", et la moyenne générale rase la moquette.
Notre super avocat sauveur, cherchant à devenir célèbre pour se sortir de ses galères professionnelles, décide donc qu'il fera entrer au moins 5 des élèves de cette école à la prestigieuse université de Tokyo (Todai, pour les intimes), dont l'examen d'entrée est réputé être une torture. D'ailleurs, plusieurs mangas/animés (ex: Love Hina, GTO, Golden Boy) y font référence.

Voilà donc l'histoire de base. Pour le casting, c'est le grand jeu avec un de mes acteurs préférés : Hiroshi Abe, surtout célèbre pour son rôle dans le super drama "Trick" (dont je vous parlerai peut-être un jour). Il campe ici le rôle principal de l'avocat sévère et déterminé. On trouve aussi la ravissante Kyoko Hasegawa (que je ne connaissais pas) en prof naive et dévouée, le très fashion Yamapi (qui joue dans Nobuta), Saeko (très connu pour ses émissions tv) ...

Tout le monde joue dans l'ensemble remarquablement bien, malgré quelques moments surjoués (mais on a l'habitude), et l'histoire est vraiment prenante. Tout d'abord on apprend beaucoup de choses sur Todai, sur les examens au Japon, et d'un point de vue encore plus sociologique, sur l'importance du diplôme dans la hiérarchie sociale au Japon.

Ensuite, on apprend des choses! Bon, vous allez pas doubler votre Q.I. hein, mais des petites choses sur les maths, la physique, etc. Pleins d'astuces pour les examens (pas toutes valables en France), pour la concentration, etc. Si vous passez le bac cette année, ca peut peut-être vous aider!

Enfin la réalisation est impeccable, le stress est vraiment palpable et l'on se prend réellement à souhaiter la réussite de nos petits "poulains"! Et le meilleur, c'est certainement que le déroulement de l'intrigue est loin d'être convenu. Notamment la fin, qui réserve un dénouement assez inattendu, mais très réaliste.

En résumé, ce drama est un incontournable. Vous apprendrez des choses, vous serez scotchés, et vous en demanderez encore lorsque la fin viendra cruellement s'afficher sur votre écran. Snif!

15 février 2006

Nobuta wo produce

Les dramas japonais, c'est toujours un peu la même chose. Y'a une poignée de genres, et on les utilise dans tous les sens... Parmi ceux-là, les "school drama" sont très populaires, et c'est le cas pour "Nobuta wo produce" (En gros, la 'production de Nobuta'). L'histoire, contrairement au contexte, est plutôt originale, et parfois même complètement délirante. Elle s'articule autour de trois personnages principaux...

Kiritani Shuji (Kamenashi Kazuya) est le modèle même du type cool et populaire. Il sort avec la plus jolie fille de l'école, est copain avec tout le monde, du plus gros naze jusqu'aux voyous. Gentil, beau gosse, à l'aise avec n'importe qui...

Kusano Akira (Yamashita Tomohisa) est un garçon loufoque, toujours en train de gesticuler et pleins de mimiques absurdes... Il s'obstine à vouloir faire ami-ami avec Shuji, qui fait tout pour l'éviter (c'est pas bien pour son image, vous voyez...).

Kotani Nobuko (Horikita Maki) est une fille extrêmement introvertie, une victime idéale pour les brimades (ijime). Depuis toute petite, elle semble avoir toujours été choisie comme souffre-douleur. Incapable de sourir, d'énoncer plus de trois mots, ou même de marcher sans baisser tellement la tête qu'elle doit vraiment avoir des problèmes avec les lampadaires...

Je ne rentre pas dans les détails, mais l'idée de la série est la suivante. Akira parvient à convaincre Shuji de faire de Nobuko la fille la plus populaire de l'école. A partir de la commence une collaboration étroite, afin de "produire" Nobuko (renommée pour l'occasion "Nobuta", sachant que 'buta' signifie 'cochon')... Et il y a du boulot, car Nobuta est vraiment un cas désespéré. En plus des brimades habituelles, il semblerait que quelqu'un cherche à lui nuire de manière encore plus violente...

Voilà pour l'accroche de base, mais on ne peut pas limiter Nobuta à cela. En effet, la réalisation de ce drama est vraiment rafraichissante, avec une mise en scène qui donne aux épisodes un arrière-goût vraiment sympathique. On alterne ainsi des scènes de l'histoire avec d'autres à proprement parler complètement inutiles, mais qui donnent tout le piment à ce drama.

En vrac, on a : Shuji qui ne peut pas aller à l'école sans toucher son arbre fétiche, même s'il est au milieu de travaux interdits au public, et qui est désespéré quand l'arbre disparait; ou encore le "hontou Ojii-san" (ou 'grand-père vérité'), qui sillonne la ville en harcelant les gens jusqu'à ce qu'ils lui racontent la vérité, ou bien le libraire à la coupe en pétard, avec du fard à paupière et les ongles vernis mais en habit de samourai, dont la librairie est interdite aux gens moches (tordant!), ou la scène avec le père Noël qui vient dans les rêves des personnages pour leur offrir des cadeaux, etc.

Tout cela sans compter les personnages loufoques, notamment parmi les professeurs, avec une récompense spéciale pour la vice-proviseur, qui préfère marcher sur les toits que sur la route, fait des saltos dans l'école, semble hanter les bâtiments, mais a toujours une phrase pleine de sagesse à offrir à ses étudiants.

Car comme tout bon drama qui se respecte, Nobuta a une morale. Et même plusieurs, ma bonne dame, c'est les soldes... Toutefois, là où les bonnes paroles sont parfois acheminées via de gros sabots bien bruyants, Nobuta sait y mettre un peu de finesse, et le jeu des acteurs y est sans doute pour beaucoup. Kiritani Shuji est remarquablement juste, et Horikita Maki (qui a joué dans Densha Otoko!) est vraiment attendrissante quand elle fait de son mieux. Yamashita Tomohisa est quand à lui la touche finale, qui vient donner le ton léger au drama, et a lancé le légendaire "Nobuta Power... Chuu nyuu!" ('Nobuta Power... Enter!) que j'applique tous les jours désormais!

Nobuta wo produce est donc un drama à voir, car il ne vous laissera pas indifférent. D'ailleurs il n'a pas laissé indifférent le jury des "47th Television Academy Awards", qui récompensent les meilleurs dramas de l'archipel nippon, et pour lesquels Nobuta a raflé une bonne partie des récompenses.

A voir dès que possible!

Nobuta power! ^_^/

07 novembre 2005

Hana yori dango en drama


Vous avez dû vous en rendre compte, j'aime bien les dramas japonais. Il en existe une multitude, comme les mangas, et chacun y trouve son compte, du drama historique avec costumes et figurants, au drama sentimental (le plus courant), en passant par l'adaptation de mangas ou animés au petit écran.

C'est aussi l'occasion de découvrir les dernières idoles du moment, et de reconnaitre les acteurs, car il faut bien avouer que d'une série à l'autre, c'est un peu toujours les mêmes! Surjoués, mélodramatiques à outrance, pas crédibles pour un sou... les dramas, c'est on aime ou on aime pas.

Je vous avais parlé de Densha Otoko plusieurs fois, qui a rencontré un grand succès. La preuve, il y a eu un épisode spécial supplémentaire, c'est un signe qui ne trompe pas! Maintenant mes yeux se sont tournés vers une nouveauté, le drama adapté du célèbrissime et dinosauresque manga "Hana Yori Dango" (qui avait bien sûr été adapté en animé aussi), diffusé depuis octobre sur la chaine TBS.

Les acteurs ne sont pas tous très bons, comme d'habitude, mais on remarque quand même des stars comme Shun Oguri, qui a joué dans GTO (mon drama préféré!), et aussi dans Densha Otoko! L'actrice principale, Mao Inoue, est une toute jeune actrice de 18 ans, mais vraiment douée. Je crois que c'est elle qui sauve ce drama du naufrage...

Car il faut bien l'avouer, Hana Yori Dango en drame est mauvais. Il faut dire que le manga à la base est mauvais (flameeee !!). Je vous résume rapidement l'histoire : une jeune fille de famille modeste parvient à rentrer dans l'école la plus côtée de la ville, où seuls les riches étudient. Là elle se rend compte que l'école est en fait sous le joug d'un groupe de quatre garçons très riches, les F4 (pour Flower Four , mon Dieu -_-"). Tous ceux qui s'opposent à eux recoivent une "missive rouge", marquant le début de l'enfer pour la victime, contre qui toute l'école se ligue alors pour la faire souffrir et l'humilier.

En résumé l'histoire est insipide, les personnages sont nuls, les situations sont grotesques, donc on partait déjà mal à la base. De ce point de vue, on peut dire que le drama est fidèle au manga, le mauvais jeu d'acteur en plus.

Le pire, c'est quand même Jun Matsumoto, qui joue le rôle de Tsukasa Domyoji. Il faut dire que son rôle est le plus stupide du lot. Il a du mal à jouer quelqu'un de déjà pas crédible en bande dessinnée. Enfin bon, j'ai beau critiquer, ça se laisse regarder, grâce à Mao Inoue, superbe en Tsukushi énergique et batailleuse (PS pour moi-même : chercher des photos de Mao Inoue pour la galleries des babes...). Si vous n'êtes pas trop regardant sur les drama, vous passerez un bon moment.